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Déposer ses factures, son FEC et ses sauvegardes dans un espace de stockage en ligne répond à un besoin sur trois. Conserver dix ans, pouvoir prouver l’authenticité d’un document, et se protéger d’une perte de données sont trois obligations distinctes, couvertes par trois dispositifs différents. Confondre les trois est l’erreur la plus fréquente — et la plus coûteuse le jour du contrôle. ALTAÏS Tout-pour-la-gestion fait le point et explique Zoho WorkDrive et Sage ACS, Partenaire intégrateur Zoho France et Sage 100 !
Trois besoins que l’on confond systématiquement
Conserver. Garder le document accessible et lisible pendant la durée légale, et pouvoir le produire à la demande. C’est une question d’organisation, d’espace et de format.
Prouver. Faire en sorte que le document présenté ait la même force qu’un original. C’est une question juridique et technique, et elle ne se pose que dans certains cas — précisément ceux où l’on détruit l’original papier.
Sauvegarder. Pouvoir restaurer après une panne, une erreur humaine ou un rançongiciel. C’est une question d’infrastructure, et elle n’a rien à voir avec les deux premières.
Un espace de stockage collaboratif couvre très bien le premier point. Il ne couvre pas le deuxième. Et il ne couvre le troisième que partiellement, d’une manière qui trompe beaucoup de dirigeants.
Conserver : ce qu’un espace documentaire apporte réellement
Sur ce terrain, un espace de stockage d’entreprise fait le travail, et mieux qu’un local d’archives. Les documents sont classés, retrouvables par recherche, accessibles à plusieurs, consultables depuis n’importe où, et versionnés.
Deux points méritent une attention particulière quand la durée est de dix ans.
Le format. Dix ans, c’est plus long que la durée de vie d’un logiciel de gestion. Privilégiez des formats ouverts et durables — le PDF, et le PDF/A pour l’archivage — plutôt qu’un format propriétaire qui ne s’ouvrira plus.
La propriété. Les archives doivent appartenir à l’entreprise, pas à un collaborateur. Un document déposé dans l’espace personnel de quelqu’un disparaît avec son compte. C’est une raison de choisir un outil construit sur des dossiers d’équipe plutôt que sur des espaces individuels.
Prouver : là où le drive s’arrête
C’est le point que presque aucun contenu ne traite honnêtement, et c’est celui qui expose vraiment.
Le cas qui pose problème : détruire l’original papier
Tant que vous conservez l’original papier, la copie numérique n’est qu’un confort. La question de la valeur probante ne se pose que si vous voulez vous débarrasser du papier — ce qui est précisément l’objectif quand on parle de gagner de la place.
Les conditions fixées par l’arrêté du 22 mars 2017
Pour qu’une facture papier numérisée soit opposable à l’administration, l’arrêté du 22 mars 2017 impose un ensemble de conditions cumulatives :
— une reproduction à l’identique, en image et en contenu, y compris les couleurs, sans aucun traitement d’image ;
— un format PDF ou PDF A/3 conforme à la norme ISO 19005-3 ;
— au moins un dispositif de sécurisation : empreinte numérique, cachet serveur ou signature électronique fondés sur un certificat conforme au référentiel général de sécurité d’au moins une étoile ;
— un horodatage permettant de dater les opérations sur toute la durée de conservation ;
— une documentation du processus, assortie d’un contrôle interne garantissant disponibilité, lisibilité et intégrité.
Un scan déposé dans un espace de stockage ne remplit aucune de ces conditions. Le fichier peut être remplacé, le processus n’est pas documenté, et rien ne scelle le document.
Ce qu’il faut alors : un SAE ou un coffre-fort numérique
Deux familles d’outils répondent à ce besoin. Le système d’archivage électronique, dont le cadre de référence est la norme NF Z42-013 et sa certification NF 461, gère un cycle de vie complet : versement, scellement, traçabilité, conservation, élimination. Le coffre-fort numérique répond à un besoin plus étroit, le dépôt sécurisé et inaltérable de documents individuels.
Ce sont des dispositifs distincts d’un espace de travail collaboratif, et ils coûtent plus cher. La bonne question n’est donc pas « lequel choisir » mais « sur quel périmètre en ai-je réellement besoin » : en général, les seuls documents dont on détruit l’original papier.
Les deux solutions que nous déployons
En pratique, la plupart des entreprises n’ont pas besoin d’un système d’archivage isolé : elles ont besoin que l’archivage probant soit intégré à la chaîne qui traite déjà leurs factures. C’est le cas des deux solutions dont nous sommes partenaire intégrateur certifié.
Sage 100 Automatisation comptable couvre la réception des factures, leur conversion aux formats UBL et Factur-X, l’émission via la plateforme agréée Sage, le rapprochement automatique avec les commandes et réceptions dans Sage 100, et une gestion électronique des documents avec archivage à valeur probante. C’est le dispositif d’une société unique équipée de Sage 100, avec des circuits de validation simples. Voir la page dédiée Sage ACS .
TEDD & Esker répond aux volumes plus importants et aux organisations complexes : archivage à valeur probante sur dix ans, circuits d’approbation entièrement paramétrables, connecteurs natifs vers Sage 100 et Sage X3, EBP Pro et Élite, Odoo, Pennylane, Zoho Books. Les factures françaises, intracommunautaires, au format PDF ou dans d’autres formats sont centralisées dans un même espace, avec une gestion multi-sociétés native — ce qui en fait le choix des groupes. Lire notre guide complet TEDD-Esker pour Sage – EBP – ZOHO – tout autre ERP non compatible avec la facture électronique et sans solution de coffre fort pour archivage fiscal.
Le critère de bascule entre les deux est simple : une société et un ERP d’un côté, plusieurs sociétés ou plusieurs éditeurs de l’autre.
Sauvegarder : la confusion la plus dangereuse
Un espace de stockage synchronisé n’est pas une sauvegarde. La distinction est simple et rarement comprise : la synchronisation reproduit ce qui se passe sur le poste, y compris une suppression ou un chiffrement par rançongiciel. La sauvegarde conserve un état antérieur, hors de portée de ce qui affecte les données vivantes.
Le versionnage et la corbeille des outils collaboratifs amortissent une erreur humaine. Ils ne remplacent pas une sauvegarde disposant d’une copie immuable ou déconnectée.
Corollaire à ne pas manquer : déposer ses fichiers de sauvegarde dans le même espace que ses données de travail ne fait pas deux supports. C’est le même panier, avec les mêmes accès et le même incident possible.
Le cas particulier du FEC et des factures électroniques
Le fichier des écritures comptables se conserve sans difficulté dans un espace documentaire : l’obligation porte sur la capacité à le produire à l’administration dans le format normé, pas sur un archivage probant particulier.
Les factures reçues nativement au format électronique — de plus en plus nombreuses depuis l’entrée en vigueur de l’obligation de réception — relèvent d’une autre logique : c’est le fichier d’origine qu’il faut conserver, dans son format d’origine, avec une intégrité garantie. Ne les réimprimez pas pour les rescanner : vous perdriez la qualité d’original.
L’architecture à trois briques
Plutôt que de chercher l’outil unique qui ferait tout — il n’existe pas — répartissez :
1. Un espace documentaire d’entreprise pour l’organisation, l’accès quotidien et la conservation courante. C’est le socle, et c’est ce que couvre un outil comme Zoho WorkDrive : découvrir ses avantages et limites.
2. Un archivage à valeur probante, limité au périmètre où vous détruisez l’original papier — c’est ce qu’apportent Sage 100 Automatisation comptable ou TEDD & Esker, intégrés à votre chaîne de facturation plutôt qu’installés à côté. Périmètre restreint, coût maîtrisé.
3. Une sauvegarde avec copie hors ligne ou immuable, distincte du premier point.
Cette répartition coûte moins cher qu’elle n’en a l’air, parce que la brique la plus chère — l’archivage probant — ne porte que sur une fraction des documents.
Notre rôle
Altaïs, Partenaire Zoho Advanced France certifié et Partenaire Sage Platinum, met en place le socle documentaire, le relie à la chaîne comptable, et cadre avec vous le périmètre réel de l’archivage probant. Nous sommes également partenaire intégrateur certifié de Sage 100 Automatisation comptable et de TEDD & Esker, les deux dispositifs qui portent l’archivage à valeur probante — c’est ce qui nous permet de vous orienter sur votre besoin plutôt que sur un catalogue. Nous formons vos équipes dans le cadre de notre centre de formation certifié Qualiopi, et assurons votre support en français.
Nous ne vendons pas un outil comme une solution de conformité. Nous vous disons ce qu’il couvre et ce qu’il ne couvre pas.
| « Cet article est fourni à titre d’information et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal » |
FAQ
Il suffit pour les conserver et les retrouver. Il ne suffit pas à donner valeur probante à la copie numérique d’un original papier que vous détruisez, ni à remplacer une sauvegarde. Demandez conseils et prix auprès de ALTAÏS Tout-pour-la-gestion
Seulement si la numérisation respecte les conditions de l’arrêté du 22 mars 2017 : reproduction à l’identique, format PDF ou PDF A/3, empreinte ou cachet serveur ou signature électronique avec certificat conforme au référentiel général de sécurité, horodatage et documentation du processus.
Le système d’archivage électronique gère un cycle de vie complet — versement, scellement, traçabilité, élimination — et se réfère à la norme NF Z42-013. Le coffre-fort numérique répond à un besoin plus étroit : le dépôt sécurisé et inaltérable de documents individuels.
Cela dépend de la structure. Pour une société unique équipée de Sage 100 avec des circuits de validation simples, Sage 100 Automatisation comptable intègre la GED et l’archivage probant directement dans l’ERP. Pour des volumes importants, des validations à plusieurs niveaux, plusieurs sociétés ou plusieurs ERP, TEDD & Esker centralise factures françaises, intracommunautaires et PDF dans un même espace avec une gestion multi-sociétés native. Demandez conseils et prix auprès de ALTAÏS Tout-pour-la-gestion
Pas nécessairement, et c’est préférable : les deux solutions ci-dessus intègrent l’archivage à la chaîne qui traite déjà vos factures, plutôt que de l’ajouter comme une brique isolée qu’il faudrait alimenter à la main.
Non. La synchronisation reproduit ce qui arrive à vos fichiers, y compris une suppression ou un chiffrement par rançongiciel. Une sauvegarde conserve un état antérieur, hors de portée de l’incident.
Dans votre espace documentaire, sans contrainte d’archivage probant particulière : l’obligation porte sur la capacité à le produire dans le format normé.
Conserver le fichier d’origine dans son format d’origine, avec une intégrité garantie. Ne les imprimez pas pour les rescanner : vous perdriez la qualité d’original. Demandez conseils et prix de solution d’archivage fiscal à valeur probante auprès de ALTAÏS Tout-pour-la-gestion
